Politique de confidentialité |  © Vita Cultura 2022 | V. 2

Vita Cultura | 5B rue Cardon 78380 Bougival - France

Quelques jalons

S'il y avait une morale à l'existence, elle se résumerait ainsi :

nous ne sommes que des souvenirs !

Un matin, on est là ; un soir, on n'est plus.

Yasmina Khadra - L'équation africaine

 

Les débuts

  • Après des études scolaires à Pau, où je commence le théâtre, je poursuis des études universitaires en Lettres modernes à l’Université de Toulouse Le Mirail (DEA) et une formation au conservatoire national de région de Toulouse.
  • Je rentre au centre dramatique national le Grenier de Toulouse en 1984 avec Maurice Sarrazin puis Jacques Rosner, collabore avec plusieurs compagnies théâtrales comme metteur en scène et comédien.

Histoire(s) africaine(s)

Le lien avec le continent africain se noue en 1986 et ne s'est jamais dénoué.

  • J'accomplis mes obligations militaires comme coopérant au Centre culturel français de Bangui (République centrafricaine), en qualité de metteur en scène (1985-87). Je fonde alors, avec des comédiens centrafricains et l'auteur Etienne Goyémidé, la Troupe nationale centrafricaine de théâtre, avec laquelle je remporte un prix de la mise en scène à Radio France Internationale pour La Tortue qui chante de Senouvo Agbota Zinsou, auteur togolais.
  • Je garde par la suite de nombreux contacts avec le théâtre africain et crée plusieurs spectacles en Afrique de l'Ouest, au Bénin, au Niger, en Côte d'Ivoire, au Sénégal, au Mali (L'Empereur Jones, Medea).
  • C'est aussi l'opportunité d'une collaboration avec Radio France Internationale pour le concours théâtral interafricain, pour le concours de la nouvelle, pour diverses émissions et pour la mise en scène du Gala Découvertes à Tunis.

© S Fiévet

De la Finlande à la Corée du Sud / 1988-1989

  • De retour en France, j'intègre la formation nationale de responsables d'entreprises artistiques et culturelles de l'ANFIAC en 1988, qui permet notamment de participer, grâce à André-Louis Périnetti, à l’Université du théâtre des nations (Institut international du théâtre - UNESCO) en Finlande et en Corée du Sud en 1989.
  • Après l'Afrique, c'est la découverte du théâtre nordique et des théâtres traditionnels et contemporains japonais, chinois, coréen. 

© Miguel Á. Padriñán

De Douai à Paris/ 1990-1991

  • En 1990, la scène nationale de Douai, L'hippodrome, devenue aujourd'hui le Tandem, me donne la direction artistique du festival Les Boréales, consacré au spectacle vivant du Nord de l'Europe. Belgique, Finlande, Pays-Bas, Royaume Uni, France, s'y retrouvent pour une programmation de danse, de musique et de théâtre. 
  • En 1991, le ministère de la culture me confie une mission de préfiguration - accueillie par l'ONDA - pour créer le Centre national du théâtre... dont je prendrai la direction quelques années plus tard, en 2013. 

© Peter Potrowl

Une compagnie et un théâtre / 1991 - 2009

  • En 1991, ce sont les débuts de la compagnie théâtrale Terra Incognita, que je fonde avec Maija Junno, comédienne finlandaise de cinéma et de théâtre. La compagnie produira une vingtaine de spectacles.
  • Après une résidence artistique de six mois à la scène nationale de Dunkerque pour un projet de création théâtrale dans le cadre du premier volet culture du programme "développement social des quartiers", je prends en 1992 la direction du théâtre d’Epernay avec mission d’inscrire ce théâtre dans le réseau national des établissements culturels.
  • Metteur en scène - directeur, je crée alors à Epernay Le Salmanazar, successivement théâtre missionné puis scène conventionnée, auquel la compagnie Terra Incognita est associée dès le début. André Louis Périnetti en est le président.
  • Pendant treize ans, je développe un projet d’action artistique en région Champagne-Ardenne et crée une vingtaine de spectacles, joués en France et à l’étranger.
  • Des écoles nationales me proposent des actions de formation théâtrale, en direction des professionnels au CNAC (Centre national des arts de cirque de Châlons en Champagne), en Afrique et en Tunisie, en direction des pratiques en amateur (nombreux stages) et je participe aux travaux du CFPTS (Centre de formation professionnelle aux techniques du spectacle) de Bagnolet (formation, jurys).

© S Fiévet

Au cœur de la crise de l'intermittence - 2003

Une crise profonde secoue le monde culturel en France en 2003.

  • La réforme du régime de l'intermittence conduit à une grève générale du secteur et à l'annulation de nombreux festivals.
  • Elu au conseil national du Syndeac (syndicat national des entreprises artistiques et culturelles) dès 1996, j'en suis successivement vice-président, puis président de 2003 à 2006, et vice-président de la FESAC. C'est une période d'intense vie syndicale qui conduit notamment à la création de la Fédération nationale des Employeurs du spectacle vivant et à des négociations et réformes de l'intermittence.
  • Pendant ce temps, la vie artistique continue...

© S Fiévet

L'Europe du spectacle / 2006 - 2009

  • En 2006, après avoir quitté mes fonctions au Salmanazar et au Syndeac, les ministres de la culture et de la communication successifs (2006-2008) me confient une mission pour le développement des relations internationales du théâtre français (Unesco et Union européenne notamment), mission accueillie au Centre national du Théâtre.
  • Je remets en juin 2008 à la Ministre de la Culture et de la Communication un rapport, dans le cadre de la présidence française de l’Union européenne : "Pour le développement des arts de la scène en Europe, de l’intention à la réalité".

© Dušan Cvetanović

Au ministère de la culture / 2010-2013

  • En 2010, nommé Délégué au théâtre au ministère de la Culture et de la communication, j'ai la responsabilité de la définition et de la mise en œuvre de la politique nationale pour le théâtre, les arts du cirque et les arts de la rue. Cette délégation s'inscrit dans la nouvelle direction générale de la création artistique qui a regroupé en une seule administration centrale les anciennes directions du théâtre, de la danse, de la musique et des arts plastiques.
  • Je dois temporairement laisser de côté mon activité de comédien et metteur en scène.
  • En 2013, au terme d'une mission d'étude sur les centres ressources du spectacle vivant, je suis nommé directeur du Centre national du Théâtre, avec mission d'en élargir le périmètre par une fusion avec Hors-Les-Murs. Cet objectif aboutira avec la création d'Artcena.

© Maria Orlova

A la Ville de Paris / 2014 - 2019

  • En 2014, je rejoins la Maire de Paris comme conseiller spécial auprès de la Maire, chargé des grands événements. Au sein de son cabinet, je supervise et pilote l’ensemble de la politique événementielle sur le territoire parisien, assure la direction artistique et le suivi institutionnel de plusieurs grands projets (Sommet des mille maires pendant la COP21, Journées olympiques de 2017, 14 juillet à la tour Eiffel, 31 décembre à l’Arc de triomphe, grands événements sportifs, commémorations, etc.).
  • Je co-préside avec le directeur de cabinet du Préfet de Police une instance de coordination et de programmation des événements dans l’espace public parisien. C'est l'occasion d'entretenir des relations suivies avec les acteurs culturels et les acteurs du tourisme, avec les agences événementielles qui déploient leurs activités sur Paris.
  • C'est l'occasion de participer avec l’équipe de candidature aux Jeux olympiques et paralympiques à la présentation de la candidature que je mets en scène devant le CIO, à Lausanne et à Lima.
  • Dans le même temps, je reprends mon activité d'artiste dramatique.

© Christian Salinas Cisternas

A Paris 2024 / 2019-2021

  • Après avoir participé à la candidature de Paris, je rejoins Paris 2024 comme directeur de la culture du comité d’organisation des jeux olympiques et paralympiques.
  • Je crée la direction de la culture des JO et définis une stratégie culturelle des Jeux en lien avec le CIO et les parties prenantes du comité d’organisation.

© JB Gurliat

En 2022 je crée la société de conseil Vita Cultura.